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DES CHIBANIS D’ICI ET D’AILLEURS : Projection, discussion, musique, goûter oriental

Dimanche 30 septembre 2018 à 15h30


15h30 : Accueil du public et présentation de l’événement.
16h00 :Projection du documentaire "Perdus entre deux rives, les chibanis oubliés" 52mn
17h00 : Pause thé à la menthe et pâtisserie orientale.
17h30 : Projection du documentaire : "Ayyem zamen, les jours lointains" 24mn
18h00 :Présentation du café social et de ses actions, Échanges avec les adhérents
19h30 : Musique (à confirmer)
Restaurations possible sur place

- "Perdus entre deux rives, les Chibanis oubliés"
Un film documentaire de Rachid Oujdi (2014 / 52 minutes)
Ils s’appellent Abdallah, Ahmou, Mohamed, Ramdane, Salah, Sebti, Tahar.
Ils sont venus d’Algérie entre 1951 et 1971, seuls, pour travailler en France, et prévoyaient, un jour, de repartir au pays. Les années se sont écoulées, ils sont maintenant retraités et ils sont toujours là. Pendant toutes ces décennies, ils ont vécu un pied ici, un pied là-bas. Ils ont eu une vie de-va-et-vient. Certains n’ont été que des "pères-mandats", d’autres regrettent de ne pas avoir vu grandir leurs enfants. Ces hommes n’ont pas fait de regroupement familial, pour différentes raisons, notamment parce qu’initialement, ils ne comptaient pas rester ici. Après toutes ces années passées en France, le retour fantasmé est devenu un "impossible rêve" pour deux raisons principales : l’une administrative quand ils perçoivent une maigre retraite, l’autre symbolique parce qu’ils ont vécu plus longtemps ici que là-bas. L’attachement au pays d’accueil est devenu plus fort que celui de la terre natale même si elle reste, parfois, idéalisée. Ils ont migré d’une rive à l’autre de la Méditerranée sans mesurer vraiment la rupture que cela allait provoquer. Pas complètement d’ici, plus vraiment de là-bas, après une vie professionnelle décousue, une vie familiale déchirée, ils viennent finir leurs vieux jours à Marseille, seuls. D’ici, le pays natal n’est pas loin, presque à l’horizon lointain. La nostalgie disparait peu à peu. Après l’exil et le déracinement, c’est la solitude qui berce les derniers jours de ces oubliés des 30 Glorieuses. Filmés avec douceur et tendresse, ces Chibanis sont à la fois lumineux et beaux, drôles et attachants.
Perdus entre 2 rives : http://oujdirachid.wixsite.com/chibanis

- "Ayyem Zammen, les jours lointains"

Un film documentaire de Feriel Ben Mahmoud. (2004 / 24 minutes)

Sur les bancs du Boulevard de Belleville, on voit souvent des "chibanis" (les "cheveux blancs" en arabe). Ils n’ont souvent pas d’autres endroits où aller. Retraités de l’usine ou du bâtiment, touchant de petites pensions, ils ne sont pas retournés au pays natal, en Tunisie, en Algérie, au Maroc ou au Sénégal... Un café social appelé "Ayyem Zamen", littéralement "les jours lointains" a ouvert pour eux dans le quartier. Il les aide dans les démarches administratives, leur propose des activités culturelles. C’est un lieu chaleureux, où ils peuvent passer quand ils le souhaitent, boire un thé, discuter ou écouter de la musique. Un lieu mixte, ouvert à tous. Taïeb Abassi est un des habitués du café. Un personnage, une sorte de "Rému tunisien" à l’humour redoutable, qui garde toujours une certaine distance ironique entre lui et les autres. Belgacem en fait souvent les frais...

Les jours lointains : http://www.ateliersvaran.com/fr/cinematheque/ayyem-zamen-les-jours-lointains_247


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